Une petite envi...
Ce soir c'était la traditionnelle soirée pot de départ pour les Terminals des Pierres Vives, et bien entendu moi en tant que résident permanent fantôme qui hante le lycée encore et toujours, je suis passé faire un coucou à tout ce monde d'avant. Ca m'a fait plaisir de les revoir un peu cette atmosphère, même si je n'y ai pas la moindre discussion "Salut! Alors ces épreuves? Moi? Bah tranquille j'ai fini ma première année de musico etc." et puis "bon on se recroise tout à l'heure!", bref c'est sympa de se revoir! Et malgrès tout il reste un sentiment net de coupure, et d'une grande nostalgie... J'y revois ces gens que j'aime, mes amis, mes amies, des filles que j'ai aimé, que j'aime toujours, parce qu'au fond il ne s'est jamais rien passé, un jeu d'attraction, de fascination, peut-être une tentative ou presque rien, souvent le jeu des amitiés et des obstacles... Tout un ensemble de désirs réstés sur leur faim. Pourtant j'aurais aimé que quelque chose d'autre s'y passe, autre que la longue histoire que j'y ai vécu, avec son lot de beauté et de croisements malheureux, avec cette présence là... Oui j'aurais aimé que quelque chose d'autre s'y passe, et cette soirée a rallumé un désir que j'avais mis de côté, car je n'étais pas en mesure d'en espérer quoi que ce soit. Et puis j'y ai trop tenté et j'ai trop mouiller de moi-même pour reprendre à nouveau ces risques là. Qu'ai-je fait cette année-ci que je viens de clore? Deux tentatives, l'une pour conjurer l'autre, aucune n'ayant abouti car naturellement l'une annulait l'autre. Tant mieux peut-être, rien ne m'y mettait à l'aise. -Il faudrait que je l'appelle.- Je me retrouve alors encore une fois dans la solitude créative, solitaire. D'un amour extrême et d'une amitié forte et maquillée pour un sauvetage, je sors à nouveau moi-même avec moi-même. Pourtant ce soir je crois m'être à nouveau allumé, c'était si bon cette espérance, c'était si prometteur et doux et présent.
Ah j'aime ces moments, l'espoir c'est parfois plus beau lorsque c'est vain.